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Association des Habitants du Quartier Jouvenet

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Siège Social : 6 rue Abbé Bazire - 76000 ROUEN

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Webmestre : Alain CLERO

E H Langlois_auto portrait E H Langlois_Médaille par David Hyacinte Langlois_tombeau_horizontal

Eustache-Hyacinthe
LANGLOIS
1777-1837

Une rue avec une plaque  « Eustache,Hyacinthe Langlois, peintre antiquaire 1777-1837 », un arrêt d’autobus dans la rue de
Bihorel où ne figure que son nom de famille et au cimetière monumental (section M2) un tombeau surmonté d’une pierre levée
ornée d’un médaillon de David d’Angers, tels sont les témoignages dans le quartier Jouvenet d’un personnage qui mérite d’être
mieux connu.

Eustache Hyacinthe Langlois peintre, graveur « antiquaire » est né le 3 août 1777 à Pont-de-l'Arche . Il est le fils d'André Gérard
Langlois ancien garde-marteau* en la maîtrise du Pont de l’Arche et de  Marguerite Germaine Le Breton. Après ses études, il part
à  Paris où il devient l'élève du peintre Louis David en 1793. Il revient à Pont-de-l'Arche en 1805 où il se marie le 1er Ventôse
an 13 (20 février] avec Jeanne Louise Joseph Germain. Il aura 7 enfants dont deux suivront ses traces, Espérance et  Polyclès
auxquels on doit de nombreux dessins. En 1816 il s’installe à Rouen où il mène une vie difficile à la limite de la misère. Il logeait
dans les combles de l’ancien monastère de la Visitation sainte Marie. ; nommé professeur à l’école municipale de peinture et
de dessin en 1828 sur recommandation de la Duchesse de Berry, il donnait ses cours dans ce même monastère où le 10 décembre 1831 est crée un musée départemental (le musée des antiquités), le 19 décembre est nommé le premier conservateur du musée des antiquités,
Achille Deville qui reçoit l’autorisation de s’adjoindre « M. Langlois … pour l’aider dans la régie et l’administration du musée »
(arrêté du préfet Dupont- Delporte, 19-12 1831).

Reçu à L’Académie de Rouen en 1834,  il obtient la Légion d'Honneur en 1835 . Il est également membre de nombreuses sociétés
savantes telles que la société royale des Antiquaires de France, la société libre d’émulation, la commission des Antiquités de la Seine Inférieure et celle de l’Eure etc. Sa renommée dépasse les frontières et il est particulièrement apprécié en Angleterre où il est membre de la Société des Antiquaires de Londres et de celle d’Écosse.

Il meurt à Rouen le 29 septembre 1837 et est inhumé au cimetière monumental de Rouen. Le tombeau, élevé par
souscription de la ville de Rouen et de  ses amis se compose d’une pierre tombale ornée d’une palette de peintre et de la croix de la
légion d’honneur placée devant une pierre levée sur laquelle ont été placés  un médaillon de bronze, portrait de Langlois par David
d’Angers et une plaque rappelant ses différentes activités dédicacée « la Normandie reconnaissante ».

E.H Langlois a en effet réalisé une œuvre très importante pour la mémoire et la valorisation du Patrimoine Normand, il fut un
précurseur dans l’inventaire des monuments de la région dont il publie une première étude dès 1817 : « Monuments de la
Normandie »  rassemblant ses dessins sur les Andelys et Bonport, en 1822 sur St Georges de Boscherville, en 1828 Jumièges …
On lui attribue la paternité de l’expression « gothique flamboyant » et la redécouverte de l’aître Saint Maclou.

            Son œuvre picturale est considérable, plus de mille gravures dont certaines sont les seuls témoignages de monuments
disparus, mais aussi des gravures plus modestes pour illustrer des étiquettes de sucres de pommes ou de confitures, des enseignes
dont celle d’un équarrisseur de la rue d’Ernemont !

Parmi ses nombreuses publications on peut noter :

Notes sur les anciennes forteresses de Rouen, particulièrement sur celle appelée le Vieux-Château,
Notice sur des tombeaux gallo-romains découverts à Rouen dans le cours des années 1827 et 1828,
Notice sur les bas-reliefs des stalles de la cathédrale de Rouen,
Rouen au XVIe siècle et la Danse des Morts du Cimetière Saint-Maclou,
Mémoire sur la peinture sur verre et sur quelques vitraux remarquables des églises de Rouen ,
Notice sur l'abbaye de Saint-Amand, à Rouen.

Texte de Evelyne POIREL

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